
Le Canada’s Act to Combat Forced Labour and Child Labour in Supply Chains exige un rapport annuel des entités qui atteignent certains seuils de taille et qui importent des marchandises—y compris des composants de camions lourds tels que les essieux, les systèmes de freinage et les cabines—au Canada. La date limite de déclaration de 2026 est fixée au 31 May 2026. Les exportateurs basés en Chine et dans d'autres juridictions doivent soumettre un rapport en langue anglaise détaillant la diligence raisonnable de la chaîne d'approvisionnement, l'évaluation des risques et les mesures d'atténuation. Le non-respect peut entraîner des pénalités pouvant aller jusqu'à CAD 250,000 et d'éventuelles restrictions à l'importation.
Le rapport annuel de conformité 2026 au titre de l’Act to Combat Forced Labour and Child Labour in Supply Chains du Canada doit être soumis le 31 May 2026. Les entités qui atteignent au moins un des seuils suivants—CAD 20 million d'actifs, CAD 40 million de chiffre d'affaires, ou 250+ employés—et qui importent des marchandises concernées au Canada doivent déposer un rapport public accessible en anglais. Les marchandises concernées comprennent des composants physiques pour les camions lourds, notamment les essieux, les systèmes de freinage et les cabines. Le rapport doit décrire les processus de diligence raisonnable, les risques identifiés de travail forcé ou de travail des enfants dans la chaîne d'approvisionnement, ainsi que les mesures prises pour remédier à ces risques. Le défaut de dépôt entraîne des sanctions légales et des conséquences commerciales.
Les fabricants et sociétés commerciales chinoises exportant des essieux, des systèmes de freinage ou des cabines vers des importateurs canadiens sont directement soumis à la loi s’ils atteignent les seuils d’actifs/de chiffre d’affaires/de nombre d’employés. Leur obligation légale découle non pas de leur constitution au Canada, mais de l’acte d’importer des marchandises concernées au Canada—souvent par l’intermédiaire d’un importateur officiel canadien qui peut exiger des documents et des certifications en amont.
Les entreprises produisant des composants finis ou semi-finis dans le cadre d’accords de fourniture OEM ou à plusieurs niveaux peuvent être contractuellement tenues de fournir des données de traçabilité, des enregistrements prêts pour audit ou une vérification par un tiers—même si elles ne déposent pas elles-mêmes le rapport. Les importateurs canadiens considèrent de plus en plus cette documentation comme une condition préalable aux bons de commande ou au dédouanement.
Les fournisseurs de pièces moulées, de pièces forgées, de matériaux de friction ou d’unités de commande électronique utilisés dans les systèmes de freinage ou d’essieu peuvent faire l’objet de demandes d’informations en aval. Bien qu’ils ne soient pas directement responsables au titre de la loi, leur capacité à démontrer un approvisionnement responsable (par exemple, l’origine de l’acier, des terres rares ou du caoutchouc) influe sur la capacité de déclaration de leurs clients directs.
Déterminez si votre organisation remplit les seuils légaux—et précisez si la responsabilité de déclaration incombe à votre entité (en tant qu’exportateur étranger) ou à votre importateur canadien. Selon les orientations actuelles, les exportateurs étrangers peuvent déposer volontairement une déclaration, mais les importateurs canadiens qui atteignent les seuils assument l’obligation principale de dépôt. La coordination du contenu et du calendrier est essentielle.
Concentrez les efforts de diligence raisonnable sur les lignes de produits spécifiques destinées au Canada—et non sur l’ensemble du portefeuille de l’entreprise. Retracez l’origine des matières premières, les sites de fabrication de sous-traitants et les pratiques de travail aux principaux points de la chaîne (par exemple, les fonderies de moulage, les fabricants de plaquettes de frein). Conservez les dossiers en anglais, y compris les questionnaires fournisseurs et les résumés d’audit, datés avant le 31 May 2026.
Le rapport requis comprend trois sections obligatoires : (1) la structure organisationnelle et les activités de la chaîne d'approvisionnement ; (2) les processus de diligence raisonnable ; et (3) l'évaluation des risques et les mesures d'atténuation. La rédaction de ces sections nécessite une contribution interfonctionnelle (conformité, achats, qualité, logistique). Commencez tôt l’alignement interne ; évitez de compter à la dernière minute sur des consultants externes sans expérience vérifiée en matière de rapports sur la législation canadienne relative à la chaîne d'approvisionnement.
ISED publie des orientations, des FAQ et des exemples de rapports sur son portail dédié. Au milieu de 2024, aucune prolongation formelle ni orientation révisée sur les seuils n’a été publiée pour le cycle 2026—mais les parties prenantes doivent suivre les annonces pour obtenir des précisions sur le champ d’application (par exemple, si les « cab assemblies » incluent les intérieurs ou les faisceaux de câbles) ou sur les formats de dépôt.
De manière observable, cette échéance fonctionne moins comme un contrôle de conformité ponctuel que comme un signal de durcissement des attentes réglementaires sur les marchés nord-américains et européens. L’analyse montre que l’application de la loi reste largement fondée sur la divulgation au cours de la première année, avec un nombre limité de mesures d’exécution publiques à ce jour—mais le cadre de sanctions légales et le pouvoir de restriction des importations indiquent un potentiel d’escalade. D’un point de vue sectoriel, l’échéance du 31 May 2026 marque le deuxième cycle complet de déclaration depuis l’entrée en vigueur de la loi en 2023 ; un nombre croissant d’importateurs canadiens considèrent désormais la diligence raisonnable des fournisseurs comme non négociable dans les négociations commerciales. Il vaut mieux la comprendre non pas comme une exigence autonome, mais comme une attente opérationnelle intégrée pour les exportateurs desservant des marchés réglementés.

Cet avis rappelle en temps utile aux exportateurs de composants pour véhicules lourds vers le Canada que la responsabilité réglementaire dans les chaînes d’approvisionnement mondiales est désormais opérationnalisée par des cycles de déclaration définis, des sanctions applicables et des obligations contractuelles en cascade. L’échéance de 2026 n’introduit pas de nouvelles normes juridiques—mais elle réaffirme qu’une diligence raisonnable cohérente, documentée et prête à l’exportation n’est plus facultative pour accéder au marché.
Source : Government of Canada, Act to Combat Forced Labour and Child Labour in Supply Chains, administré par Innovation, Science and Economic Development Canada (ISED) ; documents d’orientation officiels publiés via ised-isde.canada.ca.
À noter pour observation continue : toute future modification des seuils de déclaration, des exclusions sectorielles ou des protocoles d’application émise par ISED avant le 31 May 2026.